Kinshasa, jeudi 01 janvier 2026
Gombe-Kinshasa cspp@cspp-finances.gouv.cd +243 99 43 01 111

REVUE DU PORTEFEUILLE BANQUE MONDIALE

  • lundi 22 décembre 2025  |
  • 4 minutes et 57 secondes

Plus de redevabilité pour plus d’impact !

« Il nous faut plus de redevabilité pour plus d’impact dans l’amélioration des conditions de vie de plus de 100 millions de congolais », tels furent les mots de clôture du représentant du Ministère des Finances lors de la Revue du Porte Feuille des projets financés par la Banque mondiale en République Démocratique du Congo, tenue le 12 décembre 2025 à la salle Capitole de l’Hôtel Rotana-Kinshasa.

Sous le leadership de Son Excellence Monsieur le Ministre des Finances, co-organisateur de l’évènement, toutes les parties prenantes réunies à cet évènement ont été invité à une grande responsabilité et à une meilleure redevabilité dans l’exécution de ces projets du Gouvernement. Les équipes techniques du Ministère des Finances et celles de la Banque mondiale ont recommandé aux UGPs et aux partenaires de mise en œuvre de s’appliquer à (i) une accélération dans la mise en œuvre pour des impacts plus visibles et mieux ressentis par la population (ii) une meilleure préparation des projets pour une utilisation optimale des ressources, dans les respects des normes financières nationales et des procédures spécifiques aux bailleurs et ; (iii) un recours  systématiquement aux dispositions du Décret N° 23/18 du 31 mai 2023 portant Gestion des Investissements publics ainsi que le Manuel des procédures y afférents.

Les séances de travail pour l’implémentation de ces approches ont donné lieu à un Plan d’Action englobant les principales mesures suivantes :

-            Renforcer les équipes des projets, notamment par la formation de jeunes diplômés et la constitution de viviers de compétences ;

-            Anticiper la préparation des projets pour qu’ils soient prêts à lancer les appels d’offres dès la mise en vigueur ;

-            Impliquer le Gouvernement dans la validation préalable des accords de cofinancement pour éviter les retards et garantir l’alignement des partenaires ;

-            Organiser des ateliers de redevabilité trimestriels ou semestriels pour clarifier les rôles et responsabilités des parties prenantes ;

-            Encourager le mentorat inter projets, le partage d’expériences et les visites de sites pour renforcer le leadership institutionnel et l’apprentissage ;

-            Intégrer l’évaluation du risque sécuritaire et un plan de contingence dès la conception des projets, avec des scénarios alternatifs (plan A, B, C) ;

-            Mutualiser les ressources, informations et plans de gestion sécuritaire entre projets, et collaborer avec les autorités locales, agences onusiennes et partenaires privés ;

-            Actualiser régulièrement la cartographie des risques et gérer spécifiquement les contrats déjà signés dans les zones devenues inaccessibles ;  

-            Organiser des réunions tripartites régulières (Gouvernement, Agences des Nations Unies, Banque mondiale) pour discuter des problèmes de redevabilité, d’efficacité et d’alignement des attentes ;

-            Réviser les modalités contractuelles avec les agences des Nations unies pour limiter les avances initiales et renforcer la redevabilité, en privilégiant des paiements au prorata des résultats ;

-            Adapter chaque accord avec une agence onusienne en y précisant des modalités de vérification et redevabilité selon la valeur ajoutée.

Face aux enjeux liés à (i)l’ Accélération de la mise en œuvre des projets et amélioration des décaissements ; (ii) l’Amélioration de la qualité et de la performance du portefeuille ; (iii) la Mise en œuvre et suivi des projets dans les zones d’insécurité ; et (vi) la Coordination avec les Partenaires de Mise en Œuvre,  ces mesures permettent de relever les défis d’absorption des ressources mobilisées auprès du Groupe Banque mondiale, ressources en croissance ces cinq dernières années, devant permettre de mieux répondre aux besoins en infrastructures routières, énergie, éducation, santé et défis climatiques, au profit de millions des Congolais à travers le pays. Elles faciliteront également l’atteinte de l’objectif du décaissement pour l’exercice 2025-2026, fixé à 2,247 milliards pour l’année fiscale en cours, soit 30% du Portefeuille de la Banque.

C’était aussi l’occasion pour les différents services techniques du Gouvernement réunis à cet effet, principalement ceux du Ministère des finances, de revenir sur l’importance de (i) la disponibilité des études de faisabilité pour tout nouveau financement mobilisé en vue d’en assurer la maturité ; (ii) l’uniformité de traitement du personnel des Unités de Gestion de Projet pour limiter les mouvements du personnel, (iii) une systématisation du renforcement de capacité du personnel des UGPs, des Services étatiques, des entreprises privées et de la société civile, à travers les formations continues et le transfert des connaissances, afin de recourir plus significativement à la main d’œuvre locale et promouvoir l’appropriation.  

 

 

 

 

 

 

 

 

-